Bien sûr, il y a des Français qui exercent à mi-temps, un peu partout sur le territoire. Le fait est que le plus souvent, c’est un temps partiel subi, autrement dit, le salarié n’en a pas fait le choix de propos délibéré.

État des lieux

En effet, le temps partiel choisi n’est pas encore un droit en France. On ne peut donc pas choisir le temps partiel de sa propre initiative, juste parce qu’on le souhaite, parce qu’on veut travailler moins de temps, s’occuper davantage de sa famille, de ses enfants ou de soi. Même si la motivation est de mettre en place un projet associatif ou quelque chose dans ce goût, il faut en faire la demande expresse à son employeur qui reste seul décideur à ce sujet.

Des militants pour le droit au temps partiel choisi

Un collectif a vu le jour pour défendre et réclamer le droit au temps partiel choisi. C’est la Coopérative d’inactivité lyonnaise fondée par Lilian Robin, Samuel Michalon et Baptiste Mylondo. Ils militent pour que ce droit soit reconnu afin que tout salarié ayant le désir de travailler moins puisse le faire librement et ce, quelle qu’en soit la raison. La réalité actuelle -qui est une réalité depuis fort longtemps- est ceci : le temps partiel n’est accordé que dans des situations très exceptionnelles. Celles-ci comprennent la prise en charge d’un enfant de moins de 3 ans et d’ailleurs assimilé au congé parental d’éducation. L’exception est aussi le fait de devoir s’occuper d’un proche malade ou si le salarié lui-même est en situation de handicap. Dans ces cas très rares figurent aussi les projets de création ou de reprise d’une entreprise et c’est uniquement dans le privé qu’on peut espérer du temps partiel.

Les Français et le temps partiel

Il semble bien que nos concitoyens aient assimilé le fait que le temps partiel n’est pas un droit et qu’il est même inutile d’en faire la demande. C’est ce qui ressort d’un sondage mené auprès d’un échantillon de Français dont 17% seulement pensent qu’ils peuvent en bénéficier sur simple demande, ce qui est complètement faux, et 40% croient que c’est une perte de temps demander quelque chose que l’on n’obtiendra jamais. Ils sont nombreux à être convaincus que demander du temps partiel ne peut qu’aggraver leur situation car ils risqueraient d’être stigmatisés. La majorité préfère donc se préserver et s’interdit tout simplement une telle demande.

Le temps partiel bientôt un droit ?

Les militants de Coopérative d’inactivité veulent faire reconnaitre ce droit au temps partiel si un salarié le décide. Et de plus en plus de personnes mécontentes commencent à oser exprimer leur souhait. C’est surtout des salariés de l’Education Nationale qui sont plusieurs à exiger ce droit mais lorsqu’ils en font la demande, ils essuient en général un refus catégorique. Ils désirent maintenant qu’il y ait un recours juridique pour que les travailleurs ne soient plus totalement dépendants de la volonté de l’employeur et que quiconque puisse, s’il le veut, travailler à temps partiel.

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